Créer un blog Présentation

Nom du blog :
alainmarine
Description du blog :
M'enfin! qu'est-ce que vous voulez savoir? Souvenirs en vrac! Marine,Route, avec humour si possible!
Catégorie :
Blog Humour
Date de création :
21.05.2007
Dernière mise à jour :
13.11.2007
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· souvenirs (11)

Navigation

Accueil
Livre d'or alainmarine
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· FANTOME OU PAS FANTOME?La Dame Blanche.
· LES CORONS
· BELLA NAPOLI
· SUOMI OU FINLAND
· CHEWING-GUM ET CHOCOLAT
· LE TIERCE SELON CHARLEMAGNE
· CONTE AMER ET VRAI
· FLAMAND ET DANOIS
· MAGNANA PER LA MAGNANA
· DI NAPOLI FINO ALLA CASA

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

super
27.06.2008
trop dla balle
27.06.2008
J\'ai peur et je sais pas si ji crois
17.06.2008
J'ai peur et je sais pas si ji crois
17.06.2008
ému
29.05.2008
:O
18.05.2008
:O
18.05.2008
Dame Blanche
08.05.2008
Dame Blanche
08.05.2008
meme pa peur
02.05.2008
moi aussi l'ai vue la dame blanche
24.02.2008
ji croi
06.02.2008
:))))))
28.01.2008
:))))))
28.01.2008
:))))))
28.01.2008
:))))))
28.01.2008
:))))))
28.01.2008
:))))))
28.01.2008
:))))))
28.01.2008
:))))))
28.01.2008
RSS

Blogs à découvrir :

· lesgpm
· lesvieux
· bdgirl
· salamidu69
· opuja
· trucmarrant
· francehistoirez
· faeriekyuu
· unboutdemoi
· laxibet



DI NAPOLI FINO ALLA CASA

DI NAPOLI FINO ALLA CASA

Posté le 29.10.2007 par alainmarine
Boeuf et cambrioleurs!

Jeudi. Nous entamons le troisième jour de grève. Les allemands, qui ont un correspondant à Naples, sont partis en laissant leurs remorques.
Je suis allé trouver les grévistes pour avoir un tuyau, je n'ai pas obtenu de franche réponse: « Il sciopero è come una farfalla, si porsi qui e si fermi qua! Perche non oggi! » ( La grève est comme un papillon, elle se pose ici et s'arrête là! Pourquoi pas aujourd'hui!)
Les ouvriers avec qui nous avions sympathisé nous ont indiqué un petit restaurant devant lequel il est possible de garer un tracteur. Le patron, un homme grand et sec au visage sévère, vêtu de noir, est un ancien légionnaire nommé Gianni qui parle bien français et qui a plaisir à nous recevoir.
Nous nous inquiétons un peu pour Jésus et Ruis le portugais. Le change ne les avantage pas, si la grève dure trop ils vont avoir des soucis. Hier soir, sous le prétexte de l'anniversaire d'Henri, nous les avons invités à dîner.
A midi Double-mètre avait pris sa première leçon d'italien. Gianni était venu à notre table quand un pauvre bougre de serveur laissa tomber une pizza déclenchant l'ire de son patron: « Porca miseria! Asino, imbecille, stupido idiota! » un silence puis l'insulte suprême: « Bue! »
« J'ai, dit Double-mètre, tout compris sauf ''Bue''. C'est quoi? » Gianni a déjà oublié sa colère. « Ca veut dire boeuf » « Boeuf? C'est pas une insulte ça! » « En italien si! Mais l'explication n'est amusante que dans notre langue! » « Dites toujours, on va voir si je comprends. » « Bene! écoutez: bue perche lui é lento e pesante, sua moglie é vacca, é cornuto e senza... ballottes! ». ( Boeuf parce qu'il est lent et pesant, sa femme est vache, il porte des cornes et il n'a plus de...bijoux de famille!)
Double-mètre a compris. Il éclate de rire et nous dit: « Celle-là je la ressortirais! » On peut lui faire confiance.
La matinée se passe sans changements. La grève est tranquille et les ouvriers jouent aux cartes. A l'heure du déjeuner nous allons chez Gianni.
Averti de certaines ''coutumes napolitaines'' Henri s'était inquiété d'éventuelles visites indésirables à son tracteur. L'ex-légionnaire l'avait rassuré: " Vous êtes chez moi. Ici on respecte mes invités!"
Nous prenons le café quand Henri s'aperçoit qu'il n'a plus de cigarettes. Un saut à sa réserve au tracteur.... Il revient presqu'aussitot! " Tout volé, ils m'ont tout volé, ma cabine est vide..." Gianni intervient: "On a pillé ton camion?" "Oui, je croyais qu'on respec...." Gianni l'interrompt, il est pâle de colère, une colère qui n'a rien a voir avec celle qu'il a eu contre son serveur. "Va t'asseoir, prends un café où ce que tu veux..."
Henri déclare: "Tout a disparu, même la radio! Même mon duvet, heureusement que j'avais pris mon portefeuille! Il faut que j'aille à la police..." "Pas de police chez moi! Attends! Moi, j'ai a faire. Je vais revenir." Subjugué par le ton presque brutal Henri s'exécute.
Deux heures s'écoulent. Henri déprime. Gianni revient, il pause sa main sur l'épaule de notre copain: "Je suis désolé de ce qui vient de se passer, c'est une déplorable erreur! Va voir ton camion." Henri se précipite, nous le suivons. Il ouvre sa portière, monte à bord puis redescend: "C'est pas croyable! Tout est en place même la radio...."
Retour au restaurant, Gianni s'adresse à Henri: "Je crois qu'on t'a tout rendu... Ha! non, il va te manquer trois paquets de cigarettes.... Ils étaient déjà distribués, les Gauloises sont chères à Naples! Tu fumeras des Nazionali!" "Comment avez-vous réussi?" "Assez facilement!" Il sourit et déclare en italien: "Non permetto che si rubi i miei amici!" (Je ne permets pas qu'on vole mes amis!)
A voir comment il a réagit je pense que je n'aimerai pas être dans la peau des "svaligiatori".
(cambrioleurs)
Rassérénés nous regagnons l'usine après avoir bien remercié l'ex-légionnaire. Le parking est vide, le gardien nous fait de grands gestes, la grève est fini!
Jésus et Ruis sont déjà au déchargement. Nous empressons de faire de même! Ils ont finis avant nous. Au revoir, ce sont des copains que nous reverrons avec plaisir, un jour, quelque part en Europe.
Le lendemain nous sommes dans la banlieue de Rome pour charger nos bahuts de papier toilette et de couches-culottes pour notre dépôt de Sogaris à coté d'Orly!
En route pour la maison: Genova, Vintimiglia, Nice etc...Nous retrouvons la pluie. Un peu avant Le Muy je décide de faire une pause et mes deux compères suivent.
Installés au comptoir nous commandons des cafés. "Très chauds" réclame Double-mètre. En le servant le garçon renverse le breuvage brûlant sur sa main.
Double-mètre s'énerve et crie: "Espéce de..." un silence puis dédaigneusement il laisse tomber: "boeuf!"











[FONT=Geneva]



--


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre message : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus