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alainmarine
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M'enfin! qu'est-ce que vous voulez savoir? Souvenirs en vrac! Marine,Route, avec humour si possible!
Catégorie :
Blog Humour
Date de création :
21.05.2007
Dernière mise à jour :
13.11.2007

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FANTOME OU PAS FANTOME?La Dame Blanche.

FANTOME OU PAS FANTOME?La Dame Blanche.

Publié le 08/07/2007 à 12:00 par alainmarine
FANTOME OU PAS FANTOME?La Dame Blanche.
La Dame Blanche.

Je déteste les remplacements d'été. Laisser les grands trajets pour un parcours régulier et routinier m'est pénible. Chacun devant profiter des vacances, pendant un mois ou un mois et demi, je joue les pères tranquilles du volant! (Pas si tranquilles que ça, car qui dit régulier dit aussi livraisons et horaires à respecter malgré tous les avatars possibles: pluie, neige, verglas, pannes, crevaisons, etc,...Chapeau les pépères!)
Cette année j'ai un trajet facile: Le Mans-Courtenay en passant par Orléans avec un client à servir à l'aller et Montargis-Savigné-l'Evêque au retour! Une véritable route verte: de jolis paysages sur tout le trajet et, entre Orléans et Montargis, une longue ligne droite de plusieurs kilomètres qui traverse une magnifique forêt. J'y transite de nuit et j'ai souvent le plaisir d'entrevoir des bestioles qui se risquent sur la route: lièvres, sangliers, biches, faons.... un vrai zoo en liberté!
Vendredi, la nuit est tiède, je roule paisible. Le routier est vigilant, l'autre moi rêvâsse, sa pensée sautant du coq à l'âne et même de la souris à l'éléphant.... Soudain une femme habillée de blanc se jette devant le camion. Le routier réagit d'instinct: freins, descente d'une vitesse pour garder l'adhérence, frein à main, phare de recul, (tous les bahuts ne sont pas encore équipés de warnings!). Il faut au moins soixante mètres pour stopper un camion. Le coeur battant à cent à l'heure je saute en voltige de la cabine. Devant le tracteur rien! Sandédis! elle est passée sous la remorque! Je cours derrière la semi, rien non plus et, dans la lumière du phare de recul, pas de traces!
Entre temps je me remets a penser! (Si! si! ça m'arrive!) Je suis rentré dans quelqu'un et je n'ai ressenti aucun choc, ni entendu aucun bruit, impossible! La partie de moi qui ne conduisait pas a rêvé la chose et le chauffeur a agit par réflexe! Je jette quand même un coup d'oeil sous la remorque: pas d'accidentée, mais un objet tranchant s'est glissé entre les roues du jumelage arrière droit, d'où forte entaille dans le flanc du pneu extérieur et grosse bulle de chambre à air!
En roulant quelques kilomètres de plus c'était l'éclatement assuré, pas forcément un truc grave, bien que sur ces routes bombées et gravillonneuses, la perte de contrôle soit toujours possible. Averti, il ne me reste qu'a changer la roue.
Il y a un relais avec un grand parking à la sortie de la forêt à six cent mètres d'ici, je pourrais même me reposer un peu. Cet arrêt intempestif se sera donc révélé utile!
Mercredi suivant, tard, très tard! Je suis dans l'ordre: en sueur, en retard, en colère. Par la faute d'un élévateur en panne chez mon client d'Orléans je viens de dépoter à la main trois cent cartons de vingt-cinq kilos de dinde surgelée. Et les cartons surgelés c'est froid et ça glisse! La nuit est donc bien avancée quand je traverse la forêt. Je viens de passer le Carrefour des Six Routes qui marque à peu prés le milieu du bois quand je l'aperçois: une femme habillée de blanc avec de grands cheveux noirs qui fait du « stop »! En panne sans doute, à cette heure la simple courtoisie m'oblige à m'arrêter! Je roule vite, il me faut bien cent mètres avant de stopper. Un coup d'oeil dans le rétro de droite, ma stoppeuse n'est pas visible cachée par la remorque.
Soudain, fracas de branches brisées, piétinements de sabots, à cinquante ou quatre-vingt mètres devant le bahut, surgit du taillis une harde de cerfs affolés qui traversent la route en diagonale dans ma direction. Si je ne m'étais pas arrêté pour aider cette femme en blanc, la rencontre aurait été rude et le pépin grave assuré, car un cerf c'est trois cent kilos de muscles, ça court vite et ses bois sont durs. Alors, plusieurs prenant mon tracteur pour cible, on peut imaginer les dégats.
Les cerfs ont disparus et ma blanche auto-stoppeuse aussi! Je reste songeur, par deux fois j'ai arrêté mon camion à cause d'un fantôme blanc et par deux fois j'ai évité ainsi un éventuel accident! La légende des Dames Blanches aurait-elle une réalité? Je ne sais que penser!
Il n'y aura plus d'incidents et, remplacement fini, je regagne Cavaillon. C'est le dernier dimanche d'Aout, nous sommes une dizaine d'internationaux en partance ce soir et, assis à la terrasse d'un café, nous parlons surtout de ....camions! Il y a là Combes et le grand Robert de « La Flèche », Figasse dit « La Figue », (Allez savoir pourquoi!) et Manu des « Corsaires ». Je suis le plus jeune, j'écoute plus que je ne parle...Pourtant, profitant du passage d'un ange, je raconte succinctement mes mésaventures.
Un silence puis Manu prend la parole. Manu c'est le plus ancien d'entre nous, le plus expérimenté et le plus sage. « Tu sais, minot, beaucoup de routiers, je crois, ont vu la Dame Blanche!
Peu en ont parlé! La Dame Blanche c'est comme la Bonne Mère et son Pitchounet, c'est une question de sentiment personnel! ». Un temps: « De sentiment personnel! ».
Les autres opinent: « Bien dit! », « Vouais! », « Tu as raison! ».......et la conversation dévie....A midi, salut les amis! Chacun rejoint sa famille et son repas, nous nous reverrons au hasard des routes. Resté seul je songe aux paroles de Manu.
Je tends (moralement) une main gauche qui tient la carcasse miniature d'un tracteur: « Pauvre, pauvre Magirus! Y croire ou ne pas y croire, telle est la question!....Cavaillon vaut bien Helseneur!





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Lili Praha le 09/07/2007
Moi je l'aime beaucoup cette histoire. Il serait temps qu'elle se montre pour moi cette dame blanche !


aksoy le 23/08/2007
une foi vous aller pas me croire j'ai vu juste a coter de moi la dame blanche eme regarder elle etai tou blanche et elle voulait me dire quelque chose


Mary le 26/08/2007
j'en aussi entendu parler ... mais ne l'ai jamais vue ...
très jolie histoire,
je vais continuer à lire tes articles ...
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Francis le 17/09/2007
Oui une fois en rentrant chez moipar le bois de Vincennes, j'ai vu une dame blanche au milieu de la route. J'étais fatigué, je me suis dit que c'était une apparition et je suis passé... Et bien c'était pas une apparition LoL Très belle ton histoire, comme les autres ;-)
Mon blog


ortega le 06/02/2008
je croi a la dame blache meme je les vu ce matin


Gatto christine le 24/02/2008
Je l'ai prise en stop, pas la nuit il était vers 17h. Raise comme un baton elle est montée ds mon auto.Son regard fixait l'horizon, elle ne pouvait pas tourner la tête, sa peau était très epaisse, moitié blanche moitieblanc cassé. Je n'ai fait que trois kms et elle a voulu que je l'arrête, ce que j'ai fait! Elle m' alors dit" vous ne le savez pas encore mais je viens de vous porter chance, vous l'apprendrez bientôt" Quand on l'a eu a queques centimetres de nous, on sait que c'est une morte que l'on a prise en stop, et je ne plaisante pas. Là ou on est passé, c'est ce que les flics appellent un point noir,croisement ou il y a eu beaucoup de morts. Elle m'a surement évité un truc, je la remercieari jamais assez mais elle m'a sacrément foutu les chocottes, et Dieu sait poutant que je suis une dure. Moi je te crois çà c'est sur!!!


chloé le 02/05/2008
je né jamai vu la dame blanche mé g vu le fantome du grand cerf noir!
Mon blog


laure le 08/05/2008
je lai vu plein de fois et méme qu elle voulait me tuer . Enfin ya pas que sa une nuit jai vu quelquin qui tourner sa tête vers moi j' ai eu trés peur parce que je n' ai que 9ans!


laure le 08/05/2008
je lai vu plein de fois et méme qu elle voulait me tuer . Enfin ya pas que sa une nuit jai vu quelquin qui tourner sa tête vers moi j' ai eu trés peur parce que je n' ai que 9ans!


Susan le 18/05/2008
C est vraiment horrible !


Susan le 18/05/2008
C est vraiment horrible !


Audrey le 17/06/2008
J'ai entendue parler de la dame blanche mais je l'ai jamais vu. J'ai peur et j'aime pas sais histoire ça me donne la chair de poule.


Audrey40 et 64 le 17/06/2008
J'ai entendue parler de la dame blanche mais je l'ai jamais vu. J'ai peur et j'aime pas ses
histoire ça me donne la chair de poule.


nadine le 27/06/2008
c t trop coool! WOW ton histoire est trop bien! elle fé flipper!!!

Je vé conseiller a tt le monde!!

Nadine


p'tit con le 27/06/2008
Yeah, man! tu kiffes le reagee, comme moi ? Moi, je suis coool, comme ton blog, man! Ecris-moi!
Mikhail


papsou68 le 27/07/2008
J'ai vu la dame blanche a l'age de 7 ans, maintenant j'ai 17 ans et j'ai toujours aussi peur de la revoir !
Je l'es pas vu sur une route mais dans la foret il fessait jour mais dans la foret avec tout les arbres c'etait sombre et elle marchait l'entement sur les ortilles et elle avait une robe de marier. Je m'souvien plus de son visage et puis j'ai pas réagis tout de suite parce que a cette age la je n'avais jamais entendu parlé de la dame blanche et puis j'ai crié hé ho (J'etait inconcien)Mais elle m'ignoré comme si c'etait moi le fantome dans l'histoire. Certaine Personne vont me croir d'autre vont trouvé sa ridicule, Ma mere et mes amis mon toujours crus mais pas mon pere car il croit pas au fantome et tout..


marie le 31/07/2008
je l'ai jamais vue cette dame blanche mais un de mes petit amis ma dit que la dame blanche ben c.........marie la mére de dieu et si vous voulai la voire aler dans votre salle de bain a minut étégnier et ralumé 14 foit la lumierre et vous la vérré....si jété vous je le ferré po tous les jen qui mon vu son mort alors si vous le faite adieuuuuuuuuuu
Mon blog


c-safia le 30/12/2008
moii je les jamais vu mais je croi que elle vien ttou les jour chez moii car mes cheveu bouge tou seule je n'est que 1 et j'ai peur.
Mon blog


Stephan LEWIS le 06/01/2009
Hello !

Cette légende a fait couler beaucoup d'encre. Voici le lien de "L'Enigme de la Dame Blanche", une nouvelle fantastique que j'ai écrite il y a plusieurs années et avec laquelle j'avais remporté mon premier concours littéraire :

cordialement, Stephan LEWIS

http://stephanlewis.kazeo.com/?page=rubrique&idr=0&pa=1
Mon blog


Stephan LEWIS le 06/01/2009
L'Enigme de la Dame Blanche
Stephan lewis

12 juin 2002 ...

Il est un peu plus de vingt deux heures ...

Un sexagénaire à l’aspect distingué reflétant visiblement le flegme britannique, roule tranquillement pleins feux au volant de sa Jaguar E sous un ciel piqueté d’une myriade d’étoiles vers Lavelanet, petite commune de l’Ariège, région Midi-Pyrénées.

Il vient de dépasser la bretelle de Foix et il ne lui reste qu’une dizaine de kilomètres à parcourir. D’un geste machinal, notre homme allume la radio et prête une oreille distraite aux nouvelles condensées, que donne une speakerine à la voix agréable. La nuit est lumineuse, l’air tiède et malsain. Le véhicule vient de négocier un virage serré, lorsque dans le faisceau de ses projecteurs le chauffeur distingue une forme blanche plantée au milieu de la chaussée à moins d’une cinquantaine de mètres de distance. Surpris, il décélère jusqu’à stopper à hauteur d’une jeune fille toute de blanc vêtue.

Il fait aussitôt coulisser sa vitre...

- Bonsoir mademoiselle ... Vous allez vous faire renverser ! Que faites-vous donc par ici à pareille heure ?... s’étonne ce dernier en s’exprimant avec un léger accent anglo-saxon.

- Je me rends à Lavelanet... Pouvez-vous m’emmener enville ? C’est là que j’habite... indique la jeune personne d’une voix sourde et mécanique, dont le visage reflète une pâleur des plus singulières.

Avec un léger haussement d’épaules, le conducteur lui retourne un sourire pincé, mais indulgent. Il s'incline pour lui ouvrir galamment la portière et l’invite à s’installer sur le siège avant. Puis le véhicule poursuit aussitôt sa route...

Chemin faisant, notre homme détaille furtivement sa passagère à la dérobée, d’un œil réservé et discret par-dessus ses petites lunettes qu’il porte sur le bout du nez ... 19-20 ans. Vêtue d’une robe blanche très années 60. Plutôt agréable à regarder, bien que curieusement pâlotte et ... peu bavarde, ne soufflant même le moindre mot ; l’autoradio qui diffuse un programme de musique légère meublant à lui seul cette morne atmosphère.

Le chauffeur fait encore quelques tentatives pour nouer conversation, mais ses efforts demeurent toutefois infructueux, sa passagère ayant adopté une passivité quasi alarmante. Elle demeure inexplicablement silencieuse et immobile, un peu raide sur son siège, étrangement indifférente à tout ce qui l’entoure, presque absente.

Ils roulent depuis maintenant une dizaine de minutes. Un silence gênant, presque pesant règne à bord, lorsqu’une pluie tiède et pénétrante se met soudainement à tomber avec une extrême violence. De grosses gouttes s’écrasent sur le pare-brise, alors que la berline vient de dépasser le panneau signalant leur destination.

La pluie s'abat en un véritable déluge, comme si une main géante avait ouvert un titanesque robinet. Une bourrasque souffle même soudainement sur la commune, tandis que la Jaguar emprunte la rue principale de la commune totalement désertée, éclairée succinctement par quelques enseignes au néon restées allumées.

La jeune fille désigne bientôt une habitation à peine distincte, perdue au fond d’un grand parc.

- C’est ici que j’habite... indique-t-elle d’une voix plutôt froide en remuant à peine les lèvres.

N'y accordant aucune attention particulière, le conducteur lui propose courtoisement son imperméable, le temps pour sa passagère occasionnelle d’aller quérir un parapluie afin d’être en mesure de lui restituer son bien.

Sans la moindre formule de remerciement pour son bienfaiteur, elle a jeté le vêtement de pluie sur ses frêles épaules avant de se diriger d’un pas lent vers le lourd portail qui s’est ouvert en grinçant sinistrement. Puis, elle s'est fondue dans la nuit.

Son moteur tournant au ralenti et après avoir essuyé la buée qui se déposait sur la vitre d’un revers de la main, le chauffeur enfonce une allumette craquante dans le fourneau de son brûle-gueule. Il décide de patienter en écoutant distraitement la radio, sous l’égrenage incessant des va-et-vient monotones de ses balais d’essuie-glace qui se sont emballés pour chasser le voile hydrique ruisselant en continu sur le pare-brise.

La rue est à présent balayée par des trombes d’eau qui se déversent sur la bourgade prise au sein d’un violent orage.

Dix minutes se passent au cœur d’un silence seulement troublé par les battements de la pluie torrentielle qui a redoublé d’intensité, sans que la jeune fille n’ait refait son apparition.

Après avoir réprimé un mouvement d’impatience assorti d’un soupir de lassitude, le conducteur s'est rangé prudemment sur le côté de la chaussée contre la bordure du trottoir, avant de couper les gaz et d'éteindre ses phares. Puis, il relève frileusement le col de son veston pour se ruer, la tête rentrée dans les épaules, sous la pluie battante et le vent qui souffle en rafales, en direction du portail resté entrouvert.

Il traverse à présent le parc d’un pas pressé en frissonnant dans la nuit froide. Après avoir gravi les quelques marches menant au perron de l’habitation, il a trouvé refuge sous le porche protecteur de la porte d’entrée.

Un léger trait de lumière filtre à travers les volets de l’une des grandes baies vitrées. Avec un geste d’humeur, il s’éponge succinctement le visage, chasse nerveusement une mèche rebelle collée sur son front partiellement dégarni et essuie précautionneusement les verres de ses binocles. Sa redingote ruisselle de pluie, aussi se décide-t-il sans plus attendre et au risque qu’on le prenne pour un importun, à utiliser la sonnette ...

- Quel toupet !... murmure-t-il entre les dents... La jeunesse d’aujourd’hui est d’une ingratitude !

Le parc vient de s’illuminer, dévoilant ses pelouses verdoyantes et les massifs fleuris qui le tapissent… Mais la porte s'entrouve craintivement sur un homme âgé et squelettique, au faciès en lame de couteau et aux cheveux blancs. Il porte un vêtement d’intérieur. La mine étonnée et méfiante qu’il affiche ne surprend pas outre mesure son visiteur, étant donné l’heure avancée de la nuit.

- Cher monsieur, pardonnez mon intrusion à cette heure tardive ... s’excuse ce dernier sur un ton empressé en prenant un air navré assorti d’un sourire gaufré... J’aurais souhaité récupérer la gabardine que j’ai prêtée il y a un quart d’heure à la jeune personne que je viens de déposer.

Le vieil homme le dévisage d’un air interloqué à l’instant où surgit à sontour une femme d’un âge avancé, certainementl’épouse venue à la rescousse. Elle lui retourne elle aussi un regard sans équivoque, empreint d’une évidente suspicion.

- Il n’y a aucune jeune personne ici... rétorque le vieillard d’une voix sèche et courroucée, visiblement sur ses gardes... Vous devez vous tromper d’adresse monsieur. Il y a assurément erreur... ajoute-t-il d’un air farouche en ébauchant même un geste d’indifférence, voire de mauvaise humeur.

Poussée par une main rageuse, la porte a claqué au nez de ce visiteur visiblement indésirable.

L’attitude du maître de maison, aussi inconvenante qu’inattendue, a pour conséquence d’exaspérer notre homme, lui faisant même perdre une bonne partie de son flegme naturel. Après avoir haussé les sourcils et s’être difficilement contenu, il ne renonce pas pour autant, mais fait aussitôt une seconde tentative avec un air déterminé.

Et la sonnette tinte une nouvelle fois...

La porte s’est de nouveau ouverte sur le maître de maison, visiblement agacé. Son visage est empourpré du rouge d’une colère naissante et reflète à présent la mauvaise humeur. Sa voix se hausse même au diapason de l’exaspération ...

- Que voulez-vous enfin monsieur ! ... Permettez-moi de vous faire remarquer que votre insistance s’avère des plus déplacées ! Allez-vous continuer encore longtemps cette plaisanterie de mauvais goût ?... fulmine-t-il, exaspéré, saisi d’un énervement manifestement incontrôlable.

L’autre paraît littéralement secoué par la surprise...

- Calmez-vous mon ami ! Je m’excuse encore une fois de devoir vous importunerde la sorte et je conçois parfaitement l’incongruité de ma visite à pareille heure. Mais j’ai cru faire plaisir à cette jeune personne qui errait sur la route en la ramenant chez elle. Avec ce fichu temps, je lui ai même prêté mon imperméable. Et voici le résultat !... argumente ce dernier en se passant une main agitée sur ses vêtements mouillés.

- J’habite seul ici avec mon épouse... s’emporte maintenant le vieil homme sur un ton irrité et peu amène, assorti d’une agressivité à peine masquée... Vous n’allez quand même pas nous rejouer cette comédie à tour de rôle !

- Que voulez-vous dire ?

- Ne faites donc pas l’innocent ! Il y a plus d’un mois que cette mauvaise farce persiste ! ... Et à chaque fois qu’il pleut !... indique-t-il avec âcreté, la moue exaspérée, en tendant un doigt accusateur en direction de celui qu’il considère certainement comme un plaisantin de mauvais goût, flanqué d’un importun personnage.

- Mais ... Je vous assure que je ne comprends pas !

- Bon ... Je veux bien vous croire... admet enfin le vieillard d’une voix soudain déconfite, assortie d’un soupir d’énervement... Vous êtes peut-être sincère après tout. Mais rendez-vous compte ! Vous êtes la quatrième personne à nous réclamer soit un parapluie, soit un ciré, ou encore un imperméable prêtés à je ne sais quelle jeune personne censée habiter cette demeure !

Devant l’air ahuri affiché par son interlocuteur de passage, le maître de maison paraît cette fois perplexe. Sa lèvres’est gonflée en une moue d’ennui. Il semble tout à coup enclin à demeilleures intentions. Le ton employé s’est même subitement radouci ...

- Bon... Entrez ... Nous serons mieux à l’intérieur ... Quel temps de chien ! Et cette maudite bourrasque ! Pardonnez mon emportement, mais nous sommes sur les nerfs. Si cette plaisanterie au demeurant stupide persiste, nous finirons par aller déposer une plainte au commissariat.

- Je vous certifie pourtant avoir vu cette jeune personne s’introduire dans votre propriété et je puis vous assurer qu’elle n’en est pas ressortie. Je suis formel... insiste le visiteur.

- Nous ne comprenons rien à cette comédie... confie à présent l’homme d’une voix crispée, visiblement au comble de la contrariété... Et je vous garantis que personne, à part vous, n’est entré ici ce soir.

Ils sont à présent dans le couloir. Le visiteur a croisé le regard hostile de la femme qui, sans la moindre indiscrétion, a retourné un œil désapprobateur envers son époux, lui signifiant certainement par là qu’il avait eu tort d’ouvrir leur demeure à cet étranger dont elle désapprouve visiblement la présence, la jugeant même manifestement désobligeante.

- Permettez au moins que je me présente... suggère toutefois ce dernier, plutôt confus, en lui adressant un sourire contraint, conscient de jouer ici et involontairement le rôle de l’intrus, de l’indésirable... Je suis le professeur Joseph Winter. Je reviens d’un congrès qui s’est déroulé à Perpignan et ...

- Le professeur Winter ! Le célèbre archéologue ! J’aurais dû vous reconnaître ! On parle si souvent de vous à la télévision et dans les journaux... s’enthousiasme subitement le mari d’une voix confuse, la mine soudain penaude... Vous êtes Britannique n’est-ce-pas ? Mais vous possédez une propriété près d’ici. A Montségur, si je ne m’abuse ?... et le vieil homme semble à présent ne plus vouloir tarir d’éloges sur son visiteur.

- J’étais justement en route pour regagner mes pénates... précise ce dernier avec un sourire discret, à la fois soulagé et visiblement satisfait de la notoriété dont il semble jouir en ces lieux.

- Excusez-nous professeur, mais depuis quelque temps, nous sommes devenus méfiants... s'empresse de bredouiller à son tour la femme, au terme d'un silence gêné... Pas plus tard que la semaine dernière, un jeune homme d’une vingtaine d’années peut-être, plutôt vulgaire d’ailleurs, nous a dérangés à peu près à la même heure pour nous conter à peu de chose près les mêmes faits, alors qu’il faisait également un temps épouvantable. Il prétendait lui aussi avoir raccompagné une jeune femme jusqu’à la grille du parc et lui avoir prêté son parapluie. Cette jeune personne l’aurait aussi prié d’attendre qu’elle revienne avec le sien pour lui restituer son bien.

- C’est étrange ... vous me dites que les conditions climatiques étaient identiques à cette nuit... relève Winter, perplexe.

- Je vous prépare une tasse de thé professeur. Cela aidera peut-être à vous faire oublier notre emportement... propose cette fois la femme, devenue soudainement prévenante, invitant même son visiteur à pénétrer dans la salle à manger avec un geste d’insistance.

Winter consulte rapidement son bracelet-montre...

- Vous êtes très aimable chère madame ?... observe-t-il en esquissant un sourire d’amabilité, butant volontairement sur le patronyme.

- Devaux ... Monsieur et madame Devaux... se hâte de préciser le mari.

- Je vous remercie de votre obligeance madame Devaux, mais j’ai déjà perdu un temps précieux et vous m’en voyez sincèrement navré. Je ne puis m’attarder davantage ... Tant pis pour ma gabardine. Il faut croire que cette jeune personne qui vous joue cette farce collectionne, à votre insu, les vêtements et les accessoires de pluie... présume Winter avec un sourire contraint... N’excluons toutefois pas la possibilité d’une plaisanterie d’un goût dirons-nous ... douteux. Mais enfin ...

Sans autre commentaire, il s’est déjà hâté vers la sortie, lorsqu’il jette un œil oblique et distrait sur le bahut de la salle à manger … Il n’a pu retenir un tressaillement, tandis que son regard accroche et s’attarde sur l’une des photos encadrées qui garnissent le buffet. Fronçant les sourcils dans un tic qui lui est familier, il a marqué un temps d’arrêt. Ses hôtes de circonstance, sans comprendre, ont à leur tout dirigé leurs regards dans la même direction, sans cependant interpréter la réaction étrange du professeur.

- La jeune fille, sur cette photo !... s’étonne ce dernier en se penchant sur le portrait.

L'ombre d'une profonde tristesse est passée dans les yeux gris du vieil homme et son visage s’est subitement creusé.

- C’est notre petite Sarah... murmure-t-il, en étouffant un soupir haché.

- Elle nous a quittés il y aura bientôt trente ans ... Elle est décédée dans un accident de la circulation... complète la femme d’une voix rendue rauque par l’émotion, détournant presque aussitôt son regard... Elle venait d’avoir ses vingt ans. Elle repose dans le petit cimetière, près de notre maison.

Cette fois, le professeur a haussé les sourcils ... Sans en demander l’autorisation, il s’est emparé du cadre renfermant la photographie qui représente une jeune fille au sourire moqueur et insouciant, assise en amazone sur une moto.

- Ou votre fille a une sœur jumelle, ou... extrapole-t-il en hésitant, détaillant les Devaux d’un œil indiscret par-dessus ses binocles.

Les intéressés ont échangé des regards interdits et Paul Devaux considère tout à coup Winter d’un air interloqué.

- Nous n’avons eu que cette enfant... murmure-t-il, la lèvre inférieure légèrement tremblante en exhalant un nouveau soupir.

- Que voulez-vous dire professeur ?... s’étonne à son tour l’épouse.

Un embarras marqué s'est dessiné sur le visage de Winter qui examine à présent la photographie avec une attention soutenue.

- Cela va certainement vous paraître absurde, mais la personne qui se trouvait tout à l’heure dans ma voiture ressemble à s’y méprendre à votre fille... finit-il par avouer avec une moue de tergiversation.

La femme a pâli. Son époux a sursauté. Ils échangent maintenant tous deux des regards effarés.

- C’est impossible... objecte ce dernier d’une voix étranglée et mal assurée... Vous avez... tente-t-il d’ajouter sans cependant pouvoir terminer sa phrase, ses yeux gris semblant implorer une explication.

Le désarroi s’est manifestement emparé du couple, visiblement paralysé par l’émotion. Le coup a été rude et difficilement encaissable, accentuant l’embarras du professeur. Celui-ci se trouve à présent dans la plus totale expectative, regrettant amèrement d’avoir ainsi jeté le trouble dans la demeure pour avoir remué involontairement des souvenirs depuis longtemps enfouis et par trop pénibles à évoquer.

- J’avoue toutefois qu’avec l’obscurité... argumente-t-il alors gauchement avec une maladresse quasi étudiée, conscient de cette équivoque et tentant à présent de se reprendre avec un frisson de regret dans la voix... Et puis, il est vrai que cette jeune personne est restée de marbre durant le trajet. Nous n’avons échangé que quelques brèves banalités ... Après tout, j’ai très bien pu me tromper ... Et si vous me dites qu’elle était votre unique enfant ... Pardonnez mon erreur... finit-il par bredouiller, visiblement contrarié de s’être fourré dans une situation aussi délicate. Puis, après un ultime instant d’hésitation... Il est temps que je reprenne la route... argumente-t-il en toussotant... Fort heureusement, il ne me reste qu’une douzaine de kilomètres d’ici Montségur. Ravi d’avoir fait votre connaissance... ajoute-t-il en esquissant un sourire gêné, saluant ses hôtes occasionnels d’une main tendue, masquant maladroitement sa déconvenue. Puis, sans plus se faire prier, il s’est dirigé vers la sortie, suivi du couple qui semble à présent agir à la façon de deux automates, absent et le regard lointain, vide de toute expression.

Trempé de la tête aux pieds, le professeur Winter a repris place au volant de sa Jaguar. La mine dubitative, son regard erre d’abord au hasard, épiant les alentours de la propriété. Puis, il détaille les environs avec une attention soutenue, guettant l’hypothétique apparition de la mystérieuse et audacieuse jeune fille. Mais l’endroit reste désert.

Plus qu’à son tour partie prenante pour les intrigues et dévoré par une curiosité quasi pathologique, une étrange intuition vient de lui traverser l’esprit ...

Les époux Devaux lui ont bien précisé que leur fille était enterrée dans le petit cimetière contigu à leur habitation ! Celui-ci doit donc se trouver dans le voisinage.

Il se gratte pensivement la nuque, la mine réfléchie, étouffant trois ou quatre bâillements. Puis, avec des gestes lents trahissant sa perplexité, il a allumé sa courte pipe et contemple durant un instant les volutes de fumée bleue qui s’étirent paresseusement vers le plafonnier, en tapotant machinalement le cuir de son volant. Notre homme est visiblement intrigué, hésitant encore sur la décision à prendre, mais qui maintenant s’impose malgré l’heure avancée ... Dehors, la pluie a cessé de tomber ... Après une dernière hésitation et bien qu’il ne soit pas loin de vingt trois heures, son sens inné de la curiosité finit par prendre le dessus. Aussi se décide-t-il brusquement à en avoir le cœur net. Après avoir emprunté une lampe électrique dans le vide-poches, il abandonne une nouvelle fois son véhicule pour longer les murs du parc des Devaux.

Il n’a parcouru qu’une cinquantaine de mètres, qu’il est déjà rendu devant l’entrée du cimetière. Les grilles sont ouvertes, mais les lieux ne sont pas éclairés. La nuit est noire, épaisse et inquiétante, aussi se glisse-t-il comme une ombre dans l’allée menant aux tombes.

La silhouette sombre des arbres et la brise un peu forte qui agite les branches qui bruissent dans les ténèbres créent une atmosphère angoissante. On ne perçoit plus que le léger bruit de son pas qui crisse sur le gravier. C’est le cœur battant la chamade, qu’il est arrivé en vue des premiers tombeaux.

Les pinceaux de sa lampe fouillent fébrilement l’obscurité. Impressionné par le silence et la solitude qui règnent dans l’endroit, il inspecte minutieusement chaque sépulture, à la recherche de celle portant le nom de Sarah Devaux … Mais il vient de tressaillir à l’approche d’un tombeau ... Il en reste même figé de saisissement ... Une boule d’angoisse lui bloque la gorge ... Ce n’est pas le patronyme gravé sur la pierre qui en est responsable. C’est le vêtement de pluie qu’il vient de reconnaître pour être le sien et qui recouvre le caveau sur lequel il lit avec stupéfaction ... « Ici repose Sarah Devaux. »


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anonyme le 27/01/2009
moi je ne l'ai jamais vu mais en tout cas je ne souhaite pas la voir quand sa me fou les j'tons.
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annabi le 05/02/2009
désoler la dame blanche existe tanpis pour ce qui on peur nous


Anonyme le 12/04/2009
moi je l'ai déjà vue


sofian le 12/04/2009
moi je l'ai déjà vue


sofian le 12/04/2009
moi je l'ai déjà vue


flanczewski le 05/05/2009
j ai vu madame blanche le 5.05.09 j ai eu tres peur et j ai encore peur mais aussi j ai enttendu des battement du coeur,des vois qui m appelais et des pas de pieds
http://jenniferflanczewski.centerblog.net


gerald le 24/05/2009
quand j'étaient petit tous le monde a l'école disaient plain d'histoire sur la dame blanche et depuis j'en n'ait eu trés peur


fatima le 16/06/2009
sa c t faible mai d une force mai sa f quand meme peure lol
http://dameblanche.centerblog.net


Anonyme le 19/08/2009
c nul